Autour du piano...
- Patrick Laviosa
- 18 nov. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 déc. 2025
Aujourd'hui, je vous propose un petit tour d'horizon de tous les objets et accessoires que l'on trouve autour du piano, du tabouret au métronome en passant par l'éclairage.
Avant tout : ce qui doit rester loin du piano
Il n’est jamais inutile de le rappeler :
Aucun liquide sur le piano ou près du piano ! Rien qui puisse se renverser sur ou dans l’instrument.
Une seule goutte infiltrée peut oxyder, tâcher, gonfler le bois ou bloquer une mécanique.

Et ce n’est pas tout : pas de cendrier, pas de bougies… Je n’arrive pas à faire la liste exhaustive (pas de barbecue ! pas de talons-aiguilles !...), mais le principe est simple : éloignez tout ce qui peut abîmer le piano d’une façon ou d’une autre.
Et maintenant, commençons :
Le pupitre
Sur la plupart des pianos, le pupitre est intégré. Le pupitre est très différent sur piano droit et sur piano à queue. Sur piano à queue, il faut soulever la partie avant du couvercle pour le trouver. On peut changer son angle et sa position car il coulisse dans une rainure prévue à cet effet.
Sur les pianos droits, il s’affaisse parfois avec l’âge : les partitions glissent et tombent sur le clavier. Astuce rapide : collez deux petites bandes de feutre entre le pupitre et le « cylindre » (le couvercle du clavier), ou bien utilisez deux petits patins en silicone (rayon bricolage). Cela recrée une butée douce, discrète et efficace.
De plus en plus de pianistes lisent leurs partitions sur écran. Un support discret, posé sur le pupitre ou fixé à côté, permet de maintenir une tablette ou un smartphone à la bonne hauteur. C’est pratique pour consulter des partitions numériques, utiliser une application de métronome ou même enregistrer une vidéo sans gêner le jeu.
Ceux qui utilisent une tablette auront peut-être aussi une pédale Bluetooth pour tourner les pages d’une partition numérique sans lâcher le clavier.

L’éclairage
Déjà les premiers pianos étaient équipés de chandeliers dont la lueur servait à à éclairer le pupitre et le clavier.
De nos jours, deux petites lampes de chevet de part et d’autre suffisent.
Encore plus pratique : des lampes à pince/clip LED, autonomes (piles ou batterie), orientables, que l’on fixe en un geste. Elles offrent un flux précis sans chauffer l’instrument.
À éviter : les spots halogènes trop proches (chaleur) et les contre-jours violents des fenêtres derrière l’instrument.

Le métronome
Autrefois, chaque piano était accompagné d’un joli métronome pyramidal, qu’on remontait comme une montre, et dont le tic-tac un peu approximatif avait un charme unique. Aujourd’hui, les applications pour smartphone offrent des battements d’une précision redoutable, des sons variés, et un volume réglable. Pratiques, certes, mais moins séduisants. Ma recommandation : utilisez l’appli au quotidien mais, si le cœur vous en dit, adoptez un beau métronome en bois pour la déco du salon.
L’hygromètre
Tenez aux environs du piano un petit hygromètre discret, et vérifiez le niveau d’humidité comme vous vérifiez la température.
Idéalement, maintenez 40 à 60 % d’humidité relative (et une température de 18 à 24 °C). Si votre logement est trop sec ou trop humide, envisagez :
· un humidificateur ou un déshumidificateur dans la pièce ;
· un système de régulation intégré dans/au piano (type système dédié), posé par un pro. Plus sophistiqué qu’un simple hygromètre, ce dispositif s’installe à l’intérieur du piano. Il régule automatiquement l’humidité grâce à un jeu de résistances et de réservoirs d’eau. C’est un investissement, mais il peut prolonger la vie du piano, surtout dans les régions où l’air est très sec ou au contraire très humide.
Le couvre-clavier

C’est une simple bande de feutre à la dimension exacte du clavier, livrée avec la plupart des pianos neufs. Cela peut paraître anecdotique… mais c’est redoutablement efficace contre la poussière. Et de la poussière, croyez-moi, il y en a : elle s’accumule entre les touches et le plateau, jusque dans les mortaises et autour des axes. À la longue, cela peut gêner le mécanisme. D’où l’intérêt de protéger et dépoussiérer régulièrement.
Lorsqu’on soulève les touches pour une réparation ou un réglage, on retrouve de tout sous les touches : pièces de monnaie, épingles, crayons, paillettes, élastiques… (Certains prétendent qu’on y trouve des Louis d’or cachés… mais, personnellement, j’y ai plus souvent trouvé des souris mortes !)
Pour les pianos placés dans une pièce peu utilisée, un couvre-piano intégral protège efficacement la caisse entière de la poussière et des variations de lumière. On en trouve en tissu matelassé ou en housse légère, faciles à retirer avant de jouer.
Le tabouret
Le tabouret est un élément essentiel.
Être bien assis change tout : stabilité, liberté des bras, précision des mains.
· Il doit être réglable en hauteur pour garantir une position confortable, ni trop haute ni trop basse.
· Fermeté : ni trop mou (posture fuyante), ni trop dur (tensions).
· Longueur : Un tabouret double est particulièrement pratique pour jouer à quatre mains, mais même seul, on s’y sent à l’aise… un peu comme dans un lit deux places, même quand on dort seul !

Les « petits plus » intelligents autour du piano
· Sous-pattes / coupelles : protègent le sol et répartissent la charge (indispensable sur parquet).
· Tapis anti-vibrations (surtout pour pianos droits) : atténue la transmission au sol et dans les murs.
· Housse complète (si piano rarement joué ou pièce poussiéreuse).
· Chiffon microfibre : dépoussiérage doux du meuble (jamais de produits agressifs).
· Repose-pieds pour jeunes élèves : pour garder les jambes stables.
· Un range-partitions, un pot de crayons…
Conclusion
Un piano bien entouré, c’est un piano qui sonne mieux, vieillit mieux… et donne envie de jouer tous les jours. Avec quelques gestes simples (propreté, lumière, hygrométrie, assise), vous protégez votre instrument et vous multipliez les moments de musique.
Des questions sur votre installation, un doute sur l’humidité, besoin d’un conseil personnalisé ?



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